L’industrie canadienne des produits forestiers : une tournée en forêt

World Housing and Climate Change (Michael Green) (en anglais)

Webinar - Chain of Custody for Forest Products (en anglais)

L`empreinte de l`industrie forestiere canadienne

Thank You, Wood (en anglais)

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Protected Areas (Yolanda Wiersma) (en anglais)

Managing for Sustainability (en anglais)

LCA Webinar

Green Building (Jennifer O’Connor) (en anglais)

Climate Change (Werner Kurz) (en anglais)

Building Green (en anglais)



assumer sa responsabilité environnementale

Lorsqu'ils achètent des produits de bois ou de papier, les consommateurs recherchent de plus en plus l'assurance que ces produits viennent d'entreprises écoresponsables. Mais comment peuvent-ils identifier un fournisseur responsable de produits forestiers?

Les consommateurs doivent chercher du bois et du papier provenant de sources qui respectent les cinq grands principes de développement durable suivants :

1. Récolter légalement.

L’envergure de l’exploitation forestière illégale dans le monde a crû de façon alarmante depuis quelques années. L’exploitation forestière illégale est une importante cause de déforestation à l’étranger et elle contribue directement aux changements climatiques et à la perte de biodiversité. Le Canada ne connaît essentiellement pas d’exploitation forestière illégale et a entrepris des activités afin de s’y opposer ailleurs dans le monde. L’industrie canadienne des produits forestiers se réjouit d’un marché qui interdit les produits récoltés illégalement.

Voyez ce que récolter légalement veut dire au Canada:

  • Les opérations forestières sont encadrées par l’un des régimes réglementaires les plus stricts dans le monde.
  • Les entreprises doivent se conformer à leurs plans d’aménagement forestier, qui sont approuvés par les gouvernements et qui précisent l’endroit et le volume pouvant être récolté.
  • Les entreprises dont les pratiques d’aménagement forestier durable sont certifiées subissent des vérifications de conformité à la norme de l’organisme de certification, y compris de la conformité à l’interdiction d’exploitation illégale.
  • Les membres de l’APFC ont mis en place un système pour déterminer l’origine de toute la fibre utilisée dans leurs opérations afin d’en démontrer la légalité.

2. Régénérer les territoires récoltés rapidement.

Les consommateurs veulent qu’on leur garantisse que les arbres qui servent à construire leurs maisons ou à fabriquer le papier qui sort des imprimantes de leurs bureaux sont remplacés rapidement. Le Canada a, pour l’essentiel, un taux de déforestation nul, parce que chaque arbre coupé est régénéré rapidement. Moins de un demi de un pour cent du territoire forestier est récolté chaque année et, selon la loi, cette superficie doit ensuite être régénérée en forêt naturelle de la même espèce indigène; les zones récoltées ne sont pas converties en plantations. Les pratiques du Canada en matière de conservation, de récolte et de régénération s’améliorent continuellement. Le Canada compte plus de territoire forestier certifié pour l’aménagement forestier durable que tout autre pays. Ces normes imposent une grande discipline et exigent la recherche d’amélioration continue dans les opérations forestières, ce qui fait que les pratiques sur le terrain dépassent assez souvent les normes gouvernementales. Voyez ce que régénérer rapidement signifie au Canada :
  • Le Canada conserve 90 % de son territoire forestier d’origine; les terres déboisées à des fins de construction routière, d’agriculture, de développement urbain ou d’autres activités non forestières forment les 10 %  restants.
  • Plus de 600 millions de semis sont mis en terre chaque année pour aider la forêt à se régénérer.
  • Des millions d’hectares de forêt en régénération sont éclaircis et dégagés pour favoriser l’établissement des nouvelles pousses.
  • Plus de 31 millions d’hectares (près de 8 %) des forêts et autres terrains boisés, soit la superficie de la Californie, sont protégés au Canada.
    • 24 millions d’hectares de ces territoires sont en milieu boréal.

3. Réduire les déchets, appuyer la récupération et le recyclage.

Les consommateurs et les industries du monde entier se préoccupent de plus en plus de réduction des déchets. Ceux qui achètent et utilisent nos produits s’attendent à ce que nous contribuions à la réduction des déchets, et notre situation est exemplaire à plusieurs égards. Nous utilisons 98 % de chaque arbre récolté : les billes pour le bois d’œuvre, les copeaux pour le papier, la sciure et les autres résidus, qui remplacent de plus en plus les combustibles fossiles, pour alimenter en énergie nos usines. Aujourd’hui, plus de 60 % de l’énergie consommée par l’industrie canadienne des produits forestiers provient des résidus de sciage et d’exploitation forestière (qui étaient traités comme des déchets il y a quelques décennies).  Nous jouons également un grand rôle dans la récupération et le recyclage du papier. Les consommateurs peuvent être rassurés par le fait que nous sommes aussi convaincus qu’eux qu’aucun papier utilisable ne doit se retrouver à l’enfouissement.

Voyez ce que réduire les déchets signifie au Canada:

  • 87% de la fibre utilisée dans la fabrication du papier au Canada provient de résidus de sciage et de papier recyclé.
  • Les résidus de sciage qui ne conviennent pas à la fabrication du papier servent à produire de l’énergie à base de biomasse.
  • Le taux de recyclage du papier au pays a atteint un niveau record de 58%.
  • L’industrie canadienne des produits forestiers souscrit à la politique « aucun papier utilisable à l’enfouissement » et encourage les Canadiens à recycler encore plus.

4. Réduire les gaz à effet de serre et contribuer à lutter contre les changements climatiques.

Les liens entre les forêts, les produits forestiers et les gaz à effet de serre sont complexes et c’est un domaine scientifique où les connaissances évoluent encore. Mais nos clients veulent faire affaire avec des entreprises qui envisagent sérieusement le défi de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. À cet égard, notre industrie a déjà dépassé de plus de dix fois les objectifs qu’elle aurait dû atteindre si le protocole de Kyoto avait été ratifié. En outre, elle est la seule dans le monde à s’engager à atteindre la neutralité en carbone et elle est en bonne voie d’y arriver.

L’industrie canadienne des produits forestiers est devenue un chef de file de la réduction des émissions de gaz à effet de serre associés aux changements climatiques, car cet objectif offre un triple avantage : aider l’environnement, réduire les coûts et contribuer à l’acceptation des produits canadiens sur les marchés mondiaux. L’industrie s’engage maintenant à une première mondiale : devenir neutre en carbone dans tout le cycle de vie de ses produits d’ici 2015, sans achats de crédits compensatoires. Les producteurs canadiens vont adopter des sources d’énergie renouvelables, rechercher une plus grande efficacité énergétique et appliquer des pratiques forestières améliorées qui augmentent le stockage du carbone et détournent encore plus de papier utilisable des sites d’enfouissement.

Voyez ce que réduction des gaz à effet de serre signifie au Canada:

  • Le secteur des pâtes et papiers a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 57 % sous le niveau de 1990.
  • Ce même secteur comble 60 % de ses besoins en énergie par des sources renouvelables, en particulier par la biomasse.
  • L’industrie produit suffisamment d’énergie pour alimenter en électricité des villes comme Vancouver ou Denver, et ce n’est pas fini.
  • L’objectif de l’industrie est d’être autosuffisante en énergie grâce aux combustibles renouvelables.

5. Être ouverts à l'examen indépendant des pratiques d'aménagement forestier.

Les consommateurs veulent savoir si nous faisons l’objet d’examens indépendants, alors nous sommes heureux de le faire. En fait, aucune entreprise qui refuse une certification indépendante ne peut être membre de l’APFC.

La transparence et la responsabilisation sont fondamentales dans le concept canadien de développement durable. Des observateurs étrangers nous envient la façon dont notre population est assurée, par la loi, de la planification de l’aménagement forestier. De plus, les normes de certification de l’aménagement forestier durable par une tierce partie reconnues à l’échelle internationale auxquelles la plupart des sociétés canadiennes adhèrent exigent qu’elles recherchent la participation de la population dans l’établissement des objectifs des programmes ou qu’elles fassent rapport régulièrement à la population sur leur rendement sur le terrain.

Voyez ce qu’être ouverts aux examens indépendants signifie au Canada:

  • Les lois canadiennes prévoient explicitement la participation du public à l’élaboration des programmes d’aménagement forestier.
  • Le Canada compte plus de 145.3 millions d’hectares de forêts certifiées, soit plus du double de la superficie de l’Alberta ou du Texas et plus que tout autre pays.
  • Toutes les entreprises certifiées sont vérifiées par une tierce partie pour leur conformité à la norme de l’organisme de certification.

Le Canada est un chef de file mondial de l'aménagement forestier durable. Les clients et consommateurs peuvent être assurés que les produits forestiers du Canada respectent au plus haut point ces cinq grands principes d'approvisionnement responsable.