un impératif : zéro déchet

Chaque année, 1,75 million de tonnes de déchets de bois se retrouvent dans les sites d’enfouissement canadiens, ce qui gaspille espace et ressources et accroît les émissions de gaz à effet de serre. Les émissions de méthane qui en découlent causent 23 pour cent plus de dommages à l’environnement que le carbone. L’industrie forestière canadienne a réduit ses déchets à enfouir de près de 40 pour cent entre 1996 et 2001 et cherche des façons de les réduire encore davantage par le biais de l’Alliance pour la neutralité en CO2.

Par ailleurs, les ressources forestières abondantes du Canada, combinées à son leadership en matière d’aménagement forestier durable et de recherche sur les produits, le placent dans une position unique pour devenir un chef de file de la bioéconomie du 21e  siècle. Les chercheurs canadiens développent des innovations technologiques pour utiliser la fibre de bois, notamment la biomasse formée de résidus de récolte et de sciage, pour produire des carburants et de l’énergie propres et renouvelables, ainsi que des produits biochimiques et des biomatériaux innovateurs.
 
L’industrie canadienne des produits forestiers utilise maintenant les résidus de bois pour produire cette énergie renouvelable et propre, comme solution de remplacement écoresponsable aux sources traditionnelles d’énergie. L’industrie comble déjà 60 pour cent de ses besoins en énergie par de l’énergie renouvelable, principalement à base de biomasse, et vise un pourcentage de 100 pour cent. Elle a réduit son utilisation des combustibles fossiles de 45 pour cent et a amélioré l’intensité de ses émissions de gaz à effet de serre de 61 pour cent. Lorsqu’on l’utilise à des fins énergétiques, la biomasse forestière est considérée comme propre ou neutre en carbone, car elle ne rejette pas plus de carbone dans l’atmosphère qu’elle n’en absorbe durant sa vie. Lorsque la biomasse remplace les combustibles fossiles, elle peut réellement réduire les émissions de gaz à effet de serre.